Une entreprise se vend au prix symbolique de 1 euro parce que sa valorisation calculée est nulle, voire négative : le passif repris, dettes financières, fournisseurs et sociales, absorbe la valeur des actifs. Le prix d'acquisition n'est presque jamais le vrai coût d'entrée.
Le prix à 1 euro n'est ni un feu vert ni un feu rouge, c'est un signal à décoder. Il existe des cas de vraie opportunité, par exemple un cédant pressé par une raison personnelle, et des pièges classiques où le repreneur hérite d'un passif qu'il n'a pas mesuré.
À 1 euro, l'audit d'acquisition n'est pas une option, c'est une condition de survie. Quatre volets sont à passer au crible avant toute lettre d'intention signée.
La reprise à 1 euro qualifie le prix payé au cédant. La reprise sans apport qualifie votre capacité personnelle à financer l'opération. Un dossier à 1 euro peut exiger une trésorerie de départ considérable.