Combien vaut mon entreprise ?

Votre entreprise n'a pas une valeur, elle a une fourchette. Un acquéreur industriel, un fonds, un repreneur individuel et l'administration fiscale n'appliquent pas les mêmes méthodes et n'arrivent pas au même chiffre. Voici les méthodes réellement utilisées pour fixer un prix, et les leviers qui font varier une valorisation du simple au double.

Pourquoi il n'existe pas de prix moyen d'une PME

Chercher un prix moyen par taille ou par chiffre d'affaires est la première impasse. Le prix ne dépend ni de la taille ni du volume d'activité, mais de la rentabilité, de sa récurrence et du risque que représente le départ du dirigeant.

Les trois familles de méthodes de valorisation

Toute la pratique professionnelle, de l'expert-comptable à la banque d'affaires jusqu'au guide de l'administration fiscale, repose sur trois approches : patrimoniale, par la rentabilité et par les comparables. Les évaluateurs sérieux les croisent plutôt que d'en retenir une seule.

À combien se vendent réellement les entreprises ?

Sur le segment mid-market de la zone euro, le prix d'acquisition médian s'établit à 8,6 fois l'EBITDA au 1er trimestre 2026, en léger rebond après le point bas de 8,3 fois atteint fin 2025, le plus bas niveau depuis 2014.

Les 4 erreurs les plus fréquentes

  1. Confondre chiffre d'affaires et valeur : on valorise un résultat, pas un volume.
  2. Appliquer un multiple sectoriel tout fait, sans retraiter l'EBITDA.
  3. Oublier la dette nette, qui sépare la valeur d'entreprise du prix des titres.
  4. Ignorer les décotes et les primes que l'acheteur applique à résultat identique.