En 2025, 47 758 annonces de ventes et cessions ont été publiées au BODACC, dont 33 696 avec un prix explicite, soit 71 %. Une fois le commerce de proximité écarté, restent 7 890 cessions d'entreprises, dont 2 126 à 300 000 euros et plus. Sur ce segment, hors santé et pharmacie, le prix médian s'établit à 500 000 euros sur 1 258 cessions : un quart se conclut sous 360 000 euros, un quart au-dessus de 850 000 euros.
Les chiffres qui circulent ailleurs aboutissent à une médiane nationale autour de 108 000 euros, écrasée par les fonds de commerce de proximité, près de 6 cessions sur 10 au BODACC. La valeur d'un bar, d'une boulangerie ou d'une boutique tient au bail et à l'emplacement, pas à une capacité bénéficiaire qui survivrait au départ du dirigeant.
Une officine se valorise sur une licence réglementée. L'inclure ferait remonter la médiane à 660 000 euros sur les 2 126 opérations du périmètre, un chiffre qui ne décrit plus aucune PME ordinaire. La santé et la pharmacie figurent donc dans le détail sectoriel, mais sortent de la médiane nationale et du tableau régional.
Le prix publié au BODACC est celui du fonds ou des titres cédés. Ce n'est pas une valeur d'entreprise : il ne comprend ni la dette reprise, ni la trésorerie, ni le compte courant d'associé. Le code de calcul est public, et aucune médiane n'est publiée sous 30 transactions. Les agrégats sont publiés en données ouvertes sur data.gouv.fr, sous licence ouverte 2.0, avec la note de méthode : https://www.data.gouv.fr/datasets/barometre-des-prix-de-cession-dentreprises-en-france